Portrait : Grâce au Défi 100% vélo ! Nadège se découvre une passion

En février 2020, Nadège rejoint l’équipe lyonnaise du Défi 100% vélo ! Quelques semaines auparavant elle a acheté un vélo d’occasion, suite, comme elle le dit à « une histoire pas très joyeuse ». Mais très vite elle se prend de passion pour le vélo… jusqu’à envisager de se reconvertir en mécanicienne cycle ! Portrait rafraîchissant d’une participante au Défi 100% vélo !

Passer au vélo pour son côté sécurisant

Nadège habite la commune de Caluire-et-Cuire et va travailler à Villeurbanne. Elle fait le trajet aller à pied et le retour en transports en commun. En voyant de plus en plus de cyclistes, elle a souvent pensé se mettre au vélo, mais elle avait un peu peur de la circulation et que ce ne soit qu’une lubie. « Ce qui a vraiment précipité les choses, c’est que je me suis faite agresser à un arrêt de bus. Ça s’est passé le 30 décembre 2019 et le 4 janvier 2020 j’avais un vélo. J’ai pris le premier vélo sur le bon coin à 60€ et le lendemain j’allais au travail avec. »

En effet, pour Nadège, en comparaison notamment avec la marche et les transports en commun, le vélo est un mode plus sécurisant. Parce que, même s’il n’offre pas de barrière physique, il permet de fuir rapidement une situation conflictuelle.

Toujours pour sa sécurité, Nadège s’équipe rapidement d’un gilet, de phares, d’un casque et de 2 antivols. Elle se met parallèlement à rechercher sur internet des associations vélo desquelles se rapprocher.« Dans la foulée j’ai vu l’information sur le Défi 100% vélo ! Je suis une personne assez passionnée donc quand je me mets à quelque chose, j’y vais à fond. »

Le Défi 100% vélo ! : Un accompagnement personnalisé

Grâce au Défi 100% vélo ! Nadège va notamment apprendre à circuler en ville. « Je connaissais les trajets adaptés pour aller sur mon lieu de travail parce que j’avais observé les cyclistes. Par contre je ne connaissais absolument pas le cédez-le-passage cycliste au feu et je ne savais pas non plus comment me servir du sas vélo. »

Un jour, nous recevons un mail de Nadège qui a de grosses douleurs au niveau des poignets. Acheté très rapidement sur le bon coin, son vélo se révèle trop petit. « Je ne m’étais même pas posé la question de la taille du vélo ! En attendant que je change de vélo, la Maison du Vélo m’a montré comment adapter ma position parce que j’avais une cassure aux niveaux des poignets. »

Puis un soir en rentrant du travail, son pédalier fini même pas casser ! Nadège profite du Coup de Pouce Réparation pour en changer, mais surtout elle se dit qu’il est temps d’acheter un vélo neuf. « C’est mon moyen de locomotion et après tout, il y en a qui mettent 20 000€ dans une voiture, moi je peux bien mettre 500€ dans un bon vélo. » Toutefois, pas question pour Nadège de « craquer » pour un vélo à assistance électrique. « J’aime bien galérer dans la montée [de Caluire], je me sens vivante ! »

Toutes ces petites difficultés n’ont pas terni l’enthousiasme de Nadège. « Aujourd’hui je me sers du vélo pour tous mes déplacements : aller au travail, chez le médecin, faire les courses… Je ne voudrais pas me lancer des fleurs mais je fais du vélo quelque soit la saison (rires) ! »

Une passion grandissante pour le vélo…

En parallèle du Défi 100% vélo !, Nadège réalise un bilan de compétences. Il en ressort qu’elle est faite pour un métier manuel et créatif. Et parmi eux il y a… mécanicienne cycle ! « J’ai découvert la mécanique vélo grâce au défi. Et le lendemain, je changeais mes freins toute seule ! D’ailleurs, c’est comme ça que je me suis dis que c’était génial comme boulot parce que tu bricoles un objet que tu adores. »

Afin de préparer cette potentielle reconversion professionnelle, elle va à la découverte de l’écosystème vélo de Lyon. « J’ai déjà rencontré Ben des Vélos de Ben et vais faire une journée d’immersion à l’atelier du Chat Perché. »

Enfin, l’élan communicatif de Nadège fait aussi des émules. « J’ai convertie ma mère et une amie qui habite à Rennes. D’ailleurs, avec cette amie, on aimerait faire un voyage à vélo sur le canal d’Ille-et-Rance (qui relie les villes de Rennes et de Saint-Malo). »  L’occasion pour Nadège de nous raconter cette première expérience lors d’un cyclosérail ?

 

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