Portrait : Clémence, une mariée en vélo’v

Clémence, 27 ans, chef d’équipe à la SNCF est une adepte du vélo’v depuis la première heure. Une utilisation devenue tellement naturelle qu’elle a décidé de se marier sur l’emblématique vélo en libre service de Lyon.

La traditionnelle voiture de mariage troquée contre un vélo’v

Entre Clémence et Antoine, c’est une belle romance qui s’est concrétisée en 2015 par un mariage. Un mariage un peu original ! En effet, les deux tourtereaux ont troqué la traditionnelle voiture de mariage contre… un vélo’v ! Famille et ami.e.s étaient aussi invités à utiliser l’emblématique vélo rouge.

« 3 jours avant notre mariage, j’ai fait un mail à vélo’v pour leur dire qu’on allait vider les bornes de Valmy pour remplir celles de Saint-Paul. Quand on est sorti de la mairie, un camion nous attendait avec des vélo’v. Et ils nous ont dit qu’ils avaient libéré des places à Saint-Paul pour nous. C’était super touchant ! »

Le vélo’v : « pratique et pas cher mais trop peu de stations »

Le vélo’v et Clémence c’est aussi une histoire d’amour qui dure. Il est devenu son outil de travail lorsqu’elle faisait les trois-huit à la gare de la Part-Dieu. « Le vélo’v, c’est pas cher et il est toujours là. Ce qui est chouette aussi c’est de pouvoir se dire qu’on a le choix de faire l’aller à vélo et puis le retour en métro par exemple. »

Et puis elle avoue qu’elle le trouve beau et symbolique. « Le vélo’v est très représentatif de la ville de Lyon. Il est aussi vecteur de valeurs comme le partage ou l’accessibilité. ».

Clémence y trouve toutefois quelques inconvénients. « Les vélo’v sont lourds, c’est difficile de pédaler avec le vent de face. Il m’ arrive aussi de vouloir en prendre un et que toutes les bornes aux alentours soient vides ». Elle souhaiterait également que les bornes vélo’v se développent en périphérie de Lyon. « J’étais à l’école à Écully et je trouve que ça manquait.».

Du vélo’v au vélo personnel

Clémence possède aussi son vélo personnel. Elle a vécu de très belles aventures à son guidon mais se rappelle d’une petite anecdote moins réjouissante.

Un matin, elle crève sur le chemin du travail. Son vieux, issu de « récup’ », elle n’a pas peur de se le faire voler et le laisse place des Terreaux. Mais, lorsqu’elle revient avec le nécessaire pour réparer la crevaison, le vélo n’est plus là. « Ça vexe vraiment. Au-delà du fait de se faire voler quelque chose qui nous appartient, on se fait voler un compagnon.» Heureusement, l’histoire se termine bien. Le vélo avait été abandonné 50 mètres plus loin.

Une mauvaise expérience qui n’arrive pas avec le vélo’v. En effet, une fois remis sur sa borne, pas de risque de vol. « Il est toujours là quand on est à la bourre ou quand on rentre de soirée. Je me suis d’ailleurs dit bien des fois, en contemplant les lueurs au petit jour, que c’était bien le meilleur moment de la fête.»

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